Très courant dans le milieu sportif, le recours au coaching s’est intégré dans chaque préparation physique et mentale. Les notions de performance, de compétition et de recherche d’excellence propres à cet univers sont peu à peu assimilées au monde de l’entreprise. Il s’inscrit alors comme un processus d’accompagnement d’une personne ou d’un groupe de personnes au travail avec pour objectif l’optimisation du potentiel des individus dans le respect de l’intégrité. Dans ce contexte, il n’est pas question pour le coach, de conseiller ou de prendre des décisions pour le coaché. Et c’est précisément le point où se place une certaine dérive ! En effet, le rôle du coach est de permettre à l’individu de trouver en lui-même ses propres solutions, et d’agir comme un catalyseur, un facilitateur de changement. Nous sommes ici proche du philosophe Socrate qui pratiquait déjà ce qu’il nommait la « maïeutique », art du questionnement permettant à chacun de trouver ses réponses mais parfois aussi ses propres contradictions… Le coach, à travers sa pratique joue l’effet d’un miroir et permet de mettre la personne face à elle-même, à travers ses possibilités mais également ses doutes et ses freins. Ce travail est à la base de tout changement personnel. En prenant conscience de ses propres ressources, le coaché peut aisément se mobiliser sur son projet et ainsi parvenir à atteindre son objectif.
Faire appel à un coach peut être très utile dans des périodes de transitions (personnelles ou professionnelles) ou lorsque l’on souhaite atteindre un objectif et s’en donner les moyens.
Toutefois, attention à certaines dérives. Aucune législation n’encadre la profession c’est pourquoi il faut être très vigilant sur le choix du coach. Le coaching peut être tentant pour les manipulateurs. La « gouroutisation » et la récupération par des sectes sont toujours possibles… Pour tenter de contrer ces pratiques, mais également de permettre au coaching de gagner en crédibilité, des associations ou des professionnels du coaching s’organisent et définissent des codes de déontologie. Parmi les noms à retenir, la SFCoach, l’ICF entre autres. Un contrat coach-coaché co-signé permet enfin à chacun de délimiter son action et sa liberté.
Article rédigé par Katia Skrzypczak - Paru dans Revue Maison & Innovation n°8 Juin Juillet Août 2007 - Chambéry